À propos du CRIM

Un aperçu du CRIM

L’année 2015 marque les 30 ans du CRIM. Avec ses équipes d’experts et son important réseau, le CRIM offre une expertise scientifique en TI actualisée dans des domaines variés et complémentaires qui permettent un éventail d’applications dans différents secteurs. Au fil des années, le CRIM a poursuivi sans relâche son rôle de levier économique en développant des outils spécialisés, en livrant des technologies structurantes à ses clients et en diffusant de manière proactive les meilleures pratiques et les dernières innovations en TI. Découvrez le CRIM !

 

 À propos du CRIM 

Centre de recherche appliquée en technologies de l’information (TI), le CRIM réalise des projets de recherche appliquée, de développement et d’accompagnement technologique pour le compte de ses entreprises et organismes clients. Le CRIM offre une expertise de pointe et d’appoint aux acteurs des technologies de l’information, tant aux développeurs qu’aux utilisateurs de ces technologies. Le CRIM possède son propre personnel scientifique et technique hautement qualifié, auquel peuvent s’adjoindre, selon les besoins des projets, des étudiants boursiers, des stagiaires ou des ressources techniques temporaires avec des compétences spécialisées. L’offre de service du CRIM s’inscrit dans les grands objectifs du ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation  (MESI) qui visent à rendre les entreprises québécoises innovantes plus productives et compétitives, tant localement que globalement. À mi-chemin entre le monde universitaire et le monde industriel, le positionnement unique du CRIM, la reconnaissance par le milieu de la pertinence de son expertise scientifique et technologique, ainsi que sa neutralité et son impartialité par rapport aux produits commerciaux, confèrent de nombreux avantages au CRIM  :

  • Accès à un large éventail de programmes de financement des activités de R-D et d’innovation;
  • Capacité à bien saisir les enjeux techniques des clients et à réaliser des projets qui répondent adéquatement aux besoins exprimés;
  • En complément à l’expertise du CRIM, accès à un vaste réseau d’experts, universitaires et industriels, pour la réalisation de projets multidisciplinaires;
  • Capacité à faire des recommandations impartiales sur les technologies, plateformes, langages, et architectures qui répondent le mieux aux besoins des clients;
  • Contribution à la formation de la main-d’œuvre qualifiée en TI par la participation d’étudiants boursiers et de stagiaires dans la réalisation de nombreux projets appliqués.

Solidement implanté au Québec, le CRIM détient une expertise scientifique unique qui est non seulement pertinente pour le secteur des TI, mais aussi pour un large éventail d’applications dans des secteurs variés : santé et réadaptation, transport, secteur manufacturier, défense, surveillance et sécurité physique, finance, environnement, ville intelligente, etc. Le CRIM est détenteur d’une certification ISO 9001:2008, confirmant la pertinence de ses processus de gestion interne et ses préoccupations envers la satisfaction de ses clients.

Le CRIM a été créé en 1985 par un groupe d’entreprises et d’universités. Celles-ci souhaitaient disposer d’une organisation neutre, afin de rapprocher les producteurs et les utilisateurs de TI et accélérer ainsi le transfert de nouvelles technologies vers le marché. Organisme sans but lucratif, le CRIM joue, depuis plus de 30 ans, un rôle majeur dans l’atteinte de plusieurs jalons qui ont marqué le développement du secteur des TI au Québec : déploiement du premier réseau Internet, développement du secteur du multimédia, création à Montréal d’un pôle de calibre international en reconnaissance vocale, etc.

Principal partenaire financier du CRIM, le MESI lui accorde un financement d’opération qui couvre approximativement 45 % de son budget annuel. Le CRIM génère le reste de ses revenus de ses activités propres, principalement par des contrats de recherche et développement octroyés par des entreprises et des organismes.
 

4 équipes de recherche

DETI          VISI        MODL       RECO

 Le CRIM et la mouvance en innovation

Depuis quelques années, de nombreux rapports ou études (Conference Board du Canada, Westley-Clover, « Innovation Canada : Le pouvoir d’agir » sous la présidence de T. Jenkins, etc.) arrivent tous à peu près aux mêmes conclusions :

  • Au niveau mondial, le Canada, incluant le Québec, se positionnent relativement bien en ce qui concerne les indicateurs qui touchent aux dépenses en recherche et développement (publications scientifiques, dépôt de brevet, programmes de formation universitaire, etc.), malgré le fait que les investissements industriels en R-D devraient être beaucoup plus élevés que ce qu’ils sont.
  • Par contre, la performance du Canada est beaucoup moins reluisante en termes d’innovation, soit de transformer les résultats des activités de R-D en produits, solutions ou processus avec des bénéfices tangibles au niveau socio-économique. Le même constat s’impose pour le Québec.
  • Une des recommandations qui est souvent formulée suggère de tirer profit des organismes d’intermédiation, comme le CRIM, qui se situent à mi-chemin entre le monde universitaire et le monde industriel afin de s’assurer que les aspects de déploiement, d’appropriation et de commercialisation des technologies soient pris en compte plus tôt dans le cycle d’innovation.

Dans ce contexte, le positionnement du CRIM, tel qu’illustré à la figure ci-dessous, représente un atout unique et stratégique qui pourrait être mis à levier de façon beaucoup plus importante qu’il ne l’est déjà.

À notre connaissance, le CRIM est le seul centre de l’est du Canada axé exclusivement sur la recherche appliquée en TI. L’offre de service du CRIM reflète le double mandat qui lui est confié :

  • Production de nouvelles connaissances par une participation active à la communauté scientifique, se traduisant par des publications, une participation à des conférences et une implication active dans la communauté de recherche.
  • Développement économique pour appuyer les entreprises et les organisations à devenir plus productives et compétitives en développant des technologies innovantes et en accompagnant les entreprises dans leur démarche d’appropriation technologique.

Les activités du CRIM portent principalement sur :

  • La recherche appliquée
  • Le développement de technologies innovantes
  • L’adaptation d’architectures informatiques et de technologies émergentes
  • L’accompagnement technologique
  • La veille technologique et scientifique, la liaison et la diffusion
  • L’élaboration et la réalisation de projets multipartenaires en mode collaboratif
  • Le transfert technologique
  • La formation pratique d’une main-d’œuvre qualifiée

 Le CRIM, centre de recherche public

Jusqu’au 31 mars 2014, le CRIM était considéré par le MESI comme un centre de liaison et transfert (CLT) avec un mandat assez étendu de développement et de transfert de connaissances, de savoir-faire et de technologies de pointe aux entreprises et aux organismes québécois afin de les rendre plus compétitifs et productifs. Dans le cadre de ce mandat, l’offre de services du CRIM s’articulait autour de trois unités d’affaires : le Centre de formation et de transfert (CFT) pour le transfert de connaissances par la prestation de cours de perfectionnement professionnel en TI de courte durée; le Centre de tests et d’interopérabilité (CTI) offrant une infrastructure et des outils de pointe pour le test logiciel, ainsi que de l’accompagnement pour l’appropriation de méthodologies et de bonnes pratiques de test logiciel; et le Centre de recherche appliquée (CRA), la plus importante unité d’affaires des trois, pour laquelle le CRIM a toujours été reconnu.

Depuis le 1er avril 2014, le gouvernement provincial considère le CRIM comme un centre de recherche public, une revendication historique du CRIM depuis plusieurs années. Par conséquent, ceci a permis au CRIM de se recentrer sur son activité première et principale, la R-D, tout à fait en lien son plan stratégique, afin de rendre optimale sa mission auprès de l’industrie.

Ce changement de statut a eu un impact majeur sur la structure organisationnelle du CRIM : toutes les activités du CFT ont été transférées au Centre de perfectionnement de l’École de Technologie supérieure (ÉTS); celles du CTI ont été abolies; et l’équipe de direction a été complètement remaniée et réduite. Ceci a permis de garder intact le CRA composé actuellement de plus d’une trentaine de ressources permanentes de fort calibre (chercheurs, ingénieurs et techniciens) sans compter les ressources temporaires spécialisées et les stagiaires boursiers, notamment.

Au cours des 5 dernières années, le CRIM a :

Le CRIM détient une expertise de pointe en TI qu’il transfère vers l’industrie à travers ses activités de recherche collaborative. De plus, le CRIM offre une gamme d’activités de maillage et transfert fort prisées :

  • organisation d’événements (conférences, présentations de travaux de recherche ou autres) à caractère scientifique en technologies de pointe;
  • contribution au développement d’une culture d’innovation dans l’industrie;
  • production de nombreuses publications scientifiques et éléments de veille technologique;
  • partenariats collaboratifs avec des groupes de recherche universitaires impliquant des étudiants de tous niveaux et des entreprises.

Grâce à son réseau de membres, de contacts et de références, et grâce à la diversité de ses activités, le CRIM rejoint la plupart des intervenants en TI au Québec. Le CRIM est reconnu pour sa capacité de mailler des partenaires, de nouer des alliances stratégiques et de gérer des projets multipartites, notamment entre l’université et l’industrie, de même que pour sa neutralité. Il est un accompagnateur clé pour tout projet de développement en TI.

 Le CRIM et les programmes de financement de la recherche et de l'innovation

Un des atouts du CRIM est son éligibilité à un vaste éventail de programmes de financement de la recherche et de l’innovation qui permettent à ses clients et partenaires d’optimiser les retours sur leurs investissements en recherche et développement. Le CRIM possède une très bonne connaissance de plusieurs de ces programmes et un de ses domaines d’expertise, connexe à ses créneaux d’expertise scientifique et technologique, porte sur le montage et le suivi de projets de recherche et d’innovation en fonction des exigences des divers programmes de financement.

Les crédits d’impôt pour la recherche et développement

Les entreprises à but lucratif qui font affaires avec le CRIM peuvent réclamer le crédit d’impôt provincial pour la recherche universitaire ou la recherche effectuée par un centre de recherche public ou par un consortium de recherche. Ce crédit peut être combiné avec le crédit d’impôt fédéral pour la recherche scientifique et le développement expérimental, où le CRIM est considéré comme un sous-traitant qui réalise des activités de R-D. Le CRIM s’investit aussi avec certaines entreprises dans le cadre de projets de grande envergure de nature précompétitive effectués en partenariat privé.

Les programmes provinciaux

PROMPT (CINQ), CRIAQ : le CRIM est éligible au financement des regroupements sectoriels de recherche industriel (RSRI). Par ailleurs, le CRIM participe activement à plusieurs activités de maillage organisées par PROMPT et le CRIAQ.

QuébecInnove : le CRIM est membre de ce regroupement d’organisations qui vise à faciliter l’accès pour les entreprises aux ressources disponibles au Québec dans le domaine de la recherche et de l’innovation.

  • Passeport innovation vise à soutenir des projets d’innovation technologique, organisationnelle et sociale. Il facilite, entre autres, l’accès à un ensemble de services utiles à l’avancement d’un projet de recherche appliquée, d’essai, d’expérimentation, etc., nécessitant le recours à l’expertise d’un ou de plusieurs organismes membres de QuébecInnove.
  • Premier emploi en recherche permet à des diplômés du collégial et de l’université d’acquérir une expérience de travail en recherche au sein d’un organisme membre de QuébecInnove, et ce, dans le cadre d’un projet de recherche appliquée ou en recherche et développement (R-D) mené en partenariat avec les entreprises, les coopératives ou les organismes à but non lucratif (OBNL) partenaires.

Programme de soutien à la valorisation et au transfert (PSVT) 2 : le CRIM est éligible au programme PSVT-2 pour le transfert technologique à un milieu preneur, programme qui est approprié lorsque certaines des technologies du CRIM sont devenues assez matures pour être exploitées ou utilisées par de tierces parties.

Programme de soutien à la recherche (PSR), volets 1, 2, 3 : en ce qui concerne le PSR volet 1, c’est celui-ci qui octroit au CRIM la subvention d’opération qui lui permet d’accomplir sa mission, puisque cette subvention permet de couvrir l’ensemble des activités du CRIM qui ne sont pas directement liées à des projets facturables. De façon non exhaustive, cette subvention couvre, en partie ou en totalité, les coûts suivants :

  • La réalisation de projets R-D internes qui ne sont pas facturables à des clients, afin que le CRIM puisse réaliser son programme scientifique et maintenir « sa longueur d’avance ».
  • Les activités de diffusion scientifique : publications scientifiques, participation à des conférences, organisation de séminaires et autres activités de rayonnement scientifique.
  • Les salaires du personnel de recherche dans le cadre de projets facturables.
  • Les frais indirects : loyer et dépenses de bureau, services informatiques, gestion de projet et administration, développement des affaires, etc.

Le CRIM utilise aussi beaucoup le PSR volet 2 pour les infrastructures de recherche; c’est un programme clé qui permet au CRIM de s’assurer que son parc informatique demeure à la fine pointe de la technologie et permet de soutenir les activités de ses chercheurs.

Les programmes fédéraux

CRSNG : le CRIM est un de deux centres de recherche canadien non universitaire éligible directement au financement du CRSNG.
Ceci veut dire que les chercheurs les plus seniors du CRIM sont reconnus comme des demandeurs principaux de subventions pour les demandes de subvention soumises directement par le CRIM. Il n’y a pas d’exigence de faire transiter les demandes de subvention à travers une université, ni
d’obligation pour nos chercheurs seniors d’avoir une affiliation universitaire. Les chercheurs intermédiaires du CRIM sont aussi autorisés à soumettre des demandes de subvention directement par le CRIM, mais ceux-ci doivent avoir une affiliation universitaire.

CANARIE : les programmes de financement de projets d’innovation de CANARIE correspondent très bien au niveau d’intervention du CRIM, car ils combinent à la fois des impératifs d’innovation, mais aussi des préoccupations plus opérationnelles qui visent une utilisation des biens livrables par des communautés d’utilisateurs. Par ailleurs, encore une fois, les modalités du programme requièrent un co-investissement important du CRIM qui se traduit par une absorption des coûts indirects associés au projet.

CNRC-PARI : le programme d’aide à la recherche industrielle (PARI) vise à appuyer les entreprises technologiques dans leurs démarches de développement et de commercialisation de leur technologie. Le CRIM est un partenaire du PARI pour la livraison des programmes « visites interactives » (accompagnement technologique) et « programme accès à l’innovation pour les entreprises (PAIE) » (services techniques).

MITACS : puisque le CRIM n’est pas un institut diplômant, il est reconnu comme un milieu de stage pratique (équivalent à un milieu industriel). Le CRIM représente une alternative de carrière autre qu’universitaire, où des études supérieures sont nécessaires.

Fonds des médias canadiens (FMC) et travaux publics Canada : occasionnellement, le CRIM se positionne comme sous-traitant à valeur ajoutée pour des entreprises qui soumissionnent sur des appels d’offres publics ou soumettre des propositions au Fonds des médias canadiens.

Le CRIM : ses grands domaines d'expertise et sa programmation scientifique

L’expertise du CRIM s’articule autour de trois grands axes stratégiques (figure 2). Chacun de ces axes couvre un ensemble de thèmes de recherche qui regroupent la quasi-totalité des projets internes et externes réalisés par nos experts.

AXE 1 : INTERACTION ET INTERFACE PERSONNE-SYSTÈME

Thème 1.1 Interfaces vocales, visuelles et gestuelles : reconnaissance d’expressions faciales (vidéo), reconnaissance d’émotions (audio), bornes multimédia, biométrie vocale, biométrie faciale, suivi de la pose, reconnaissance de gestes, interaction humain-robot, etc.

Thème 1.2 Expérience utilisateur, accessibilité : analyse des besoins utilisateurs interfaces utilisateurs, UX, applications logicielles spécialisées pour personnes aveugles ou sourdes, vidéodescription, innovations sociales, tests utilisateurs, sous-titrage, etc.

Thème 1.3 Immersion, réalité augmentée : environnements artificiels pour la réhabilitation sensorielle, systèmes de suivi de gestes, synthèse d’images, capture de mouvements, etc.

Les projets d’accessibilité numérique représentent une spécialité du CRIM des 10 dernières années. L’aspect immersion a pris de l’ampleur avec les projets de réadaptation en environnement simulé pour les personnes aveugles et malvoyantes. L’axe regroupe les recherches sur la création d’interfaces vocales, visuelles et gestuelles personnalisées et les systèmes multimodaux de réalité augmentée, en prenant en compte dès le début des projets tous les aspects utilisateurs pertinents pour maximiser la réceptivité de la technologie auprès des utilisateurs finaux non experts.

AXE 2 : ANALYTIQUE AVANCÉE

Thème 2.1 Analyse et traitement des données sonores, visuelles, textuelles et géoréférencées : reconnaissance de la parole, traitement d’images satellitaires, vidéosurveillance, annotation et recherche par le contenu, systèmes d’information géographique, transcription automatique, reconnaissance du locuteur, conception assistée par ordinateur, traitement de signal, intelligence artificielle, analyse prédictive, etc.

Thème 2.2 Analyse et visualisation des données massives non structurées : Big Data, Smart Data, forage de données, systèmes distribués, extraction d’information, engins de recherche, internet des objets, science des données, détection d’anomalies, Spark, Hadoop, base de données NoSQL, etc.

Thème 2.3 Analyse sémantique et compréhension automatique de l’information : traitement automatique des langues naturelles, terminologie, extraction de relations sémantique, compréhension de scènes visuelles, reconnaissance de la parole, Web sémantique, ontologies, classification conceptuelle, désambiguïsation, etc.

Thème 2.4 Optimisation pour l’aide à la décision : recherche opérationnelle, système de planification d’horaires, production assistée par ordinateur, optimisation combinatoire, calcul distribué, métaheuristiques, programmation par contraintes, etc.

Les thèmes de cet axe prennent davantage en compte les projets d’analyse et visualisation de données volumineuses (dans le cadre de notre laboratoire d’analytique avancée pour l’intelligence des données) et les activités faisant appel aux concepts de recherche opérationnelle via le thème « Optimisation pour l’aide à la décision ». Les projets en traitement des langues naturelles sont représentés sous le thème « Analyse sémantique et compréhension automatique de l’information » qui inclut aussi, entre autres, les activités de compréhension de scènes de l’équipe Vision et imagerie. L’axe « Analytique avancée » demeure toujours le cœur historique des expertises scientifiques du CRIM et regroupe les travaux reliés à l’indexation et la recherche multimédia dans des données sonores, visuelles et textuelles, ainsi que le développement de composantes et outils d’analytique avancée multimédia, la reconnaissance de la parole, l’analyse de scènes pour la vidéosurveillance, le forage de contenus géoréférencés d’observation de la terre, l’utilisation et l’alignement d’ontologies, l’optimisation de résolution de problèmes complexes, l’expérimentation d’architectures et d’outils dans les données massives (Big Data), etc.  

 AXE 3 : SCIENCE ET TECHNOLOGIE DU LOGICIEL 

Thème 3.1 Architectures Web modernes, mobilité et tendances technologiques : applications hybrides web mobile, infonuagique, méthodologies agile, services REST, mise à l’échelle, micros services, conteneurs logiciels, parallélisation, etc.

Thème 3.2 Modélisation et validation formelle de systèmes : exécution symbolique, analyse formelle de code, inférence de modèle, systèmes distribués, etc.

Thème 3.3 Automatisation des tests logiciels : génération de tests logiciels, gestion des changements dans les systèmes complexes, tests dirigés par les modèles, etc.

L’axe « Science et technologie du logiciel » représente des expertises complémentaires de deux de nos équipes en développement logiciel; la première étant plus « scientifique » et la seconde plus « technologique ». La nomenclature des thèmes reflète cette complémentarité. Le thème « Architectures Web modernes, mobilité et tendances technologiques » regroupe une bonne partie des projets de l’équipe Développement et technologies Internet, alors que les deux autres thèmes visent surtout l’équipe Modélisation et développement logiciel avancé. L’axe vise la recherche et le développement de techniques avancées de développement de systèmes, l’automatisation des tests des systèmes répartis, l’expérimentation d’architectures et d’outils pour le développement collaboratif, etc. 

Les 10 thèmes sous ces trois axes

Les 10 thèmes encadrent une grande partie des projets internes et externes du CRIM qui sont en moyenne une soixantaine par année. Les projets internes sont sélectionnés sur la base de leur potentiel d’innovation et de retombées pour les entreprises québécoises, ainsi que du niveau d’implication de collaborateurs de l’écosystème québécois de la recherche (universités, CCTT, centres de recherche, industrie). L’aspect multidisciplinaire est aussi un facteur important lors de cette sélection, puisqu’il est inhérent au caractère transversal des TI et favorise la synergie entre les différentes équipes de R-D du CRIM. Toutes les activités de R-D du CRIM sont évaluées annuellement par un Conseil scientifique composé d’experts internationaux reconnus par l’industrie et le milieu académique. Le dernier rapport du Conseil, datant de juin 2015, confirme la qualité et la pertinence des travaux faits par nos chercheurs.

Le transfert technologique

Le transfert technologique est présent dans tous les mandats externes avec les clients du CRIM, sous la forme de processus, connaissances, librairies logicielles, systèmes ou sous-systèmes. Plus de 80 % des projets du CRIM amènent à un transfert technologique, de connaissances ou de savoir-faire. Pour les technologies clés internes développées par le personnel, le CRIM a mis sur pied un comité permanent ayant pour mandat de maximiser son potentiel de transfert de technologies de pointe via un plan de valorisation et de transfert, et d’assurer une mise en valeur socio-économique optimale de l’expertise et des résultats issus des activités de recherche du CRIM dans un cycle innovation-valorisation. Sept technologies (sous la forme de modules ou systèmes complets) ont été ou sont en processus de valorisation : « VDManager », « DVDPlayer », « SmartCaption », « AutoCarto », « Détection de mots clés », « Détection de copies vidéos frauduleuses » et « Le Solutionneur ». Des brevets ont été obtenus pour trois de ces technologies et d’autres sont en cours d’évaluation.

Des réalisations marquantes avec impacts significatifs pour les clients, utilisateurs et autres parties prenantes

  • VESTA, une plateforme infonuagique d’analyse et d’annotation vidéo pour les projets de cyber apprentissage dans le secteur des études sur l’éducation (financé en partie par CANARIE).
  • STORM, un outil de planification du processus de restauration d’un réseau électrique en cas de catastrophe majeure (financé par CGI).
  • Le Solutionneur, une plateforme de génération automatique d’horaires scolaires (développée conjointement par le CRIM et la Commission scolaire de Laval et utilisée dans plus de 90 écoles).
  • Première place à la campagne d’évaluation REPERE 2014 pour la transcription d’émissions de télévision françaises.
  • Développement d’un système d’exécution symbolique de code pour le langage C, à destination des systèmes embarqués, en particulier dans les automobiles (financé en partie par General Motors Canada).
  • Analyse de la propagation et de l’impact de changements de code dans des logiciels complexes, tels des simulateurs de vol (financé en partie par CAE et le CRSNG).
  • Contribution au développement d’un simulateur d’entraînement de la conduite de véhicules d’urgence (en collaboration avec quatre universités canadiennes et financé en partie par le Centre d’excellence AUTO21).
  • CANGEO, un service Web pour la mise à jour des contours des surfaces d’eau à partir d’images du satellite Landsat-8 (financé en partie par CANARIE).
  • Développement d’un système visant à améliorer l’actualisation des cartes d’occupation des sols ainsi qu’à surveiller le niveau des eaux à partir des données RADARSAT-2 (financé en partie par l’Agence spatiale canadienne).
  • Application des technologies de reconnaissance de la parole du CRIM au déploiement du système multimédia
  • Mégaphone au Quartier des spectacles de Montréal (en collaboration avec Moment Factory et l’ONF).
  • Mise au point de nouveaux algorithmes pour résoudre les défis actuels de l’authentification vocale d’utilisateurs de systèmes bancaires ou gouvernementaux (financé en partie par VoiceTrust).
  • Contribution à la réalisation du spectacle multimédia Voyage au cœur du Fjord du Saguenay, présenté depuis l’été 2012 au Musée du Fjord au Saguenay–Lac-Saint-Jean (financé en partie par eSpace, le CINQ et le CRSNG).
  • Développement de stratégies d’analyse automatique des descriptions de produits par des méthodes de traitement automatique des langues et d’apprentissage machine (financé en partie par 3CE et le CRSNG).
  • Mise au point d’une technologie non invasive pour la production et le rendu de vidéodescription pour les personnes aveugles et malvoyantes et déploiement d’un service de distribution pour DVD (financé en partie par l’OPHQ, le MEIE et la BAnQ).
  • Essaimage de la compagnie SOVO Technologies qui est issue des technologies de sous-titrage en direct mises au point par le CRIM, et établissement d’un partenariat de recherche à long terme pour l’amélioration du cœur technologique de SOVO Technologies.

 Le CRIM et l'écosystème de recherche et d'innovation 

Le rayonnement scientifique

De par sa nature de centre de recherche, les activités de maillage, de réseautage scientifique et de diffusion sont partie intégrante des activités des équipes de R-D et sont évaluées annuellement.

Maillage et réseautage scientifique : Ces activités comprennent des présentations publiques et des ateliers donnés par des chercheurs externes et internes sur des sujets liés aux applications de l’informatique « intelligente » dans tout secteur d’actualité représentant un potentiel important de retombées pour le CRIM et les entreprises québécoises. Le CRIM organise de 10 à 12 événements de ce type par année. De plus, les chercheurs du CRIM participent à différents types de comités dans le cadre de leurs activités professionnelles de réseautage scientifique (comités de programme de conférence, jury de thèses, comités d’évaluation de subvention, etc.). Le nombre de ces activités est de l’ordre de 40 par année.

Diffusion : En moyenne, le personnel de recherche du CRIM réalise de 30 à 50 publications par année. Ces publications sont des livres, chapitres de livres, périodiques, articles scientifiques (avec ou sans comité de lecture), rapports techniques, actes de conférences, colloques et ateliers, rapports de veille, etc. Nous prévoyons l’augmenter dans les années qui suivront avec un objectif qui sera établi en fonction du montant de notre financement de base.

L'écosystème en TI

Le CRIM s’engage dans plusieurs grands projets et initiatives gouvernementales et collabore avec un grand nombre d’intervenants de l’écosystème d’innovation en TI.

Projets mobilisateurs : le CRIM a participé aux importants projets Équation (en ÉcoloTIC) et Ma première ligne numérique en santé.

Grappes, créneaux ACCORD et associatifs : le CRIM fait la promotion et participe à divers événements et conclue des ententes réciproques d’échanges de services : TechnoMontréal, Finance Montréal, Québec International, AQT, ADRIQ, AQIII, Réseau Action TI, TechnoCompétences.

Les universités et les membres de QuébecInnove : les collaborations universitaires sont au cœur du modèle du CRIM et le CRIM développe et réalise des projets avec la majorité des universités québécoises avec des départements d’informatique ou de génie informatique. Dans certains cas, les écoles de commerce et de gestion contribuent pour certains volets des projets qui touchent à l’innovation. Dans le cadre de divers projets, le CRIM collabore aussi avec les membres de QuébecInnove : le CEFRIO, les CCTT, les sociétés de valorisation, les regroupements sectoriels de recherche industrielle (RSRI), le CRIQ, l’INO et Ouranos.

Réseaux de recherche et organismes canadiens : le CRIM appuit diverses initiatives canadiennes de recherche et d’innovation. Il participe à des réseaux de recherche tels AUTO21, LEADS et NECSIS (financé par le Partenariat automobile du Canada), et il collabore avec les organismes Wavefront, VIVA, Canadian Digital Media Network (CDMN) et Ocean Network Canada.

 Le CRIM en appui aux entreprises en démarrage 

Bien que le CRIM ne soit pas un incubateur ou un accélérateur d’entreprises, de par la nature « appliquée » de ses activités, il poursuit occasionnellement ses activités de recherche et développement jusqu’au point où certaines technologies deviennent suffisamment matures pour être commercialisées. Ainsi, au cours des années, le CRIM a été à l’origine des entreprises et organismes suivants :

  • RISQ : déploiement d’Internet au Québec. Le réseau privé de télécommunications desservant le secteur de l’éducation québécois pour ses besoins de formation et de recherche depuis 1989.
  • CESAM, maintenant Alliance Numérique : regroupement à l’origine de l’industrie du multimédia au Québec.
  • Locus Dialogue, appartenant maintenant à Nuance : entreprise commercialisant une technologie de réponse automatisée et interactive dans les systèmes téléphoniques.
  • Simlog : entreprise commercialisant un simulateur de formation spécialisée pour les opérateurs de machinerie lourde.
  • Perceive Solutions, maintenant VoiceTrust : entreprise qui commercialise des solutions d’authentification vocale.
  • NewIT, appartenant maintenant à TELUS Santé : entreprise de monitoring médical à distance.
  • SOVO Technologies : entreprise offrant des services de sous-titrage en direct et en différé en utilisant la technologie du CRIM.

Le CRIM participe activement au développement de l’écosystème des entreprises en démarrage en hébergeant dans ses locaux à titre de sous-locataire, l’accélérateur d’entreprises MAX Tech (initié par Capital Innovation, le promoteur des cohortes Défi Montréal). MAX Tech est affilié au Centre d’entrepreneuriat de l’École des sciences de la gestion de l’UQAM (CEESG). La proximité physique avec de jeunes entrepreneurs innovants avec les équipes de recherche du CRIM crée une dynamique des plus intéressantes. En effet, souvent les jeunes entreprises ne possèdent pas encore toute les connaissances techniques et technologiques liées à leur projet, ni souvent les habiletés de gestion de projet nécessaires pour mener à terme leur initiative. Grâce au programme « visites interactives » du PARI qui finance des interventions ponctuelles des experts du CRIM pour aider les entreprises à résoudre certains problèmes techniques, le CRIM contribue au succès de ces jeunes entreprises par son expertise de pointe et d’appoint. Il accueille aussi dans ses locaux certaines entreprises en démarrage.

 Le CRIM et la formation de personnel qualifié 

La formation de personnel hautement qualifié est au coeur du modèle du CRIM. En effet, des étudiants stagiaires et des boursiers participent à plusieurs projets du CRIM. Le CRIM illustre aussi que des diplômés avec une maîtrise ou un doctorat peuvent aspirer à des carrières autres que celles de professeurs universitaires. Le CRIM représente aussi un milieu stimulant pour les postdoctorants qui aspirent à des carrières industrielles dans des entreprises de haute technologie. D’ailleurs, contrairement aux étudiants à la maîtrise et au doctorat qui doivent être rattachés à une université pour obtenir leur diplôme, les postdoctorants peuvent être officiellement rattachés au CRIM.

Le CRIM contribue aussi grandement à la formation pratique de personnel technique en entreprise avec qui les chercheurs du CRIM interagissent. En effet, en privilégiant une approche agile où le client est partie prenante de toutes les étapes du projet, un transfert de connaissances se fait de façon naturelle au cours du projet. Les rapports d’avancement de projet ainsi que les présentations qui accompagnent les biens livrables permettent aux employés des entreprises et organisations de mettre à jour leurs connaissances.

Le modèle du CRIM, en tant que centre de recherche appliquée en TI, est unique au Québec et au Canada. Sans nécessairement avoir la même envergure que certains centres de recherche appliquée en Europe (Institut Fraunhofer en Allemagne), le modèle du CRIM s’approche de leur modèle. Ces organisations font partie d’un système où elles sont un lieu de passage pour les récents diplômés, ce qui leur permet de compléter avec succès leur formation pratique et d’être bien préparés à affronter les nombreux défis du marché du travail. Le CRIM a le potentiel pour contribuer de façon beaucoup plus significative à la formation de personnel hautement qualifié qui deviendrait par la suite disponible à l’emploi pour les entreprises et les organisations.

 Le CRIM comme levier économique 

Tous les cinq ans, le CRIM est évalué de façon indépendante par le gouvernement du Québec. Le dernier rapport d’évaluation du ministère des Finances et de l’Économie du Québec (MFE), en date de décembre 2012, couvre quatre années financières (2009-2012), soit les activités du 1er juin 2008 au 31 mai 2012. Ce rapport conclue que, malgré sa masse critique relativement petite, le CRIM continue de démontrer qu’il est très efficace. Le ratio de rendement de la dépense publique est de 2,32. Les 23 M$ de subvention versée génèrent 53,4 M$ de flux économiques nouveaux dans l’économie québécoise. Par exemple, on fait mention d’impacts en matière d’innovations technologiques, d’impacts dans le milieu de la recherche et des retombées socioéconomiques considérables. Pour la période évaluée, l’effet de levier moyen du financement reçu pour le fonctionnement a été de 3,18 : un dollar de financement de base reçu par le CRIM a donc contribué à attirer 3,18 dollars.

 Le CRIM et le Big Data 

Le traitement des données massives (Big Data) représente un élément clé du plan stratégique du CRIM pour les quatres prochaines années :

  • Clairement, il y a beaucoup de marketing et d’engouement autour du Big Data, mais fondamentalement le Big Data offre aussi de nouvelles technologies avec des capacités qui ouvrent la porte à des façons de faire différentes pour solutionner des problèmes complexes.
  • Le CRIM est reconnu, entre autres, pour son expertise dans l’analyse et le traitement de données non structurées (audio, images, vidéo, sémantique).
  • Dans le cadre de son plan stratégique, le CRIM vise à s’approprier les technologies Big Data afin de faire évoluer et mettre en valeur son expertise en analytique avancée.
  • En s’appropriant ces technologies à ce moment, le CRIM sera aussi en mesure de mieux servir les entreprises et les organisations lorsque celles-ci décideront de lancer des initiatives Big Data.
  • En tant que centre de recherche appliquée, l’opérationnalisation de l’initiative Big Data, le laboratoire d’analytique avancée pour l’intelligence des données, se fait par la mise en œuvre de cas d’utilisation externes qui permettent à la fois de mettre en évidence l’expertise du CRIM, et aussi de créer des vitrines technologiques pour sensibiliser les divers acteurs de l’écosystème d’innovation à l’énorme potentiel offert par le Big Data. Consultez le profil du Big Data au Québec.

 La contribution du CRIM aux grandes initiatives et aux enjeux de sociétés 

Le CRIM s’engage dans des initiatives qui visent plusieurs grands enjeux de société. Son expertise et son expérience sont particulièrement pertinentes pour les domaines suivants :

Population vieillissante : le développement de technologies pour les personnes avec des déficiences sensorielles, dont le sous-titrage (SOVO Technologies), la vidéodescription (BAnQ), la participation au développement d’un simulateur de conduite automobile pour personnes âgées et le développement d’un environnement immersif pour entraîner les personnes aveugles et malvoyantes à la traversée des rues.

Ville intelligente et transport intelligent : l’expertise du CRIM en analytique avancée et en technologies Big Data pour la prise de meilleures décisions à partir de grandes quantités de données.

Environnement / TI vertes : l’expertise du CRIM en géomatique et en télédétection pour surveiller les ressources naturelles et la participation au projet mobilisateur en ÉcoloTIC.

Plan Nord : développement d’un système pour la préservation de la mémoire collective qui pourrait être utilisé par les populations autochtones.

 Le CRIM et les grandes entreprises et le rayonnement international 

Au niveau international, le CRIM jouit d’une certaine notoriété, particulièrement pour son expertise dans les domaines de la reconnaissance de la parole et du génie logiciel. Plusieurs collaborations internationales et publications conjointes découlent de cette reconnaissance scientifique.

De plus, le CRIM participe activement à plusieurs réseaux de recherche canadiens et collabore avec certains organismes canadiens de recherche et d’innovation : VIVA (Vancouver Institute for Visual Analytics), SIAT (School of Interactive Arts and Technology, Simon Fraser University), Ocean Network Canada, NECSIS (Network for the Engineering of Complex Software-Intensive Systems for Automotive Systems), CANARIE, AUTO21, CDMN (Canadian Digital Media Network), LEADS (Learning Environments Across Disciplines).

Le CRIM travaille aussi régulièrement sur des projets de recherche et développement avec de grandes entreprises, ce qui nécessite souvent des interactions avec du personnel technique qui n’est pas toujours localisé au Québec ou au Canada. À titre d’exemple, des projets réalisés avec les entreprises suivantes ont demandé des échanges avec des collaborateurs industriels étrangers : Siemens, Bombardier Transport, CAE, Ericsson, GM, CGI.

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