Jakarto compte le nombre de bornes-fontaines dans votre ville

Le casse-tête de l’inventaire du mobilier urbain

Un banc de parc montréalais a une durée de vie moyenne de 20 à 25 ans qui varie selon les événements, les intempéries, les inondations, le vandalisme…L’inventaire et la mise à jour des bases de données du mobilier urbain est un véritable casse-tête car sa définition est aussi large qu’une carte géographique. En effet, l’Office québécois de la langue française définit le mobilier urbain comme étant l’ensemble des équipements de l’espace public liés à la circulation, à l’éclairage, à la propreté, au confort, à la publicité. Selon le règlement de la Ville de Montréal, on retrouve pas de moins de trente catégories de mobilier urbain : les arbres, arbustes, bancs, bollards, bornes d’alimentation du métro, bornes d’incendie, bornes géodésiques, bornes repères, buttes de décélération, câbles, chambres de vanne, clôtures, conduits, fontaines, grilles, lampadaires, monuments, murs, murets, panneaux de signalisation, parcomètres, poteaux, poubelles, puisards, puits d’accès, récipients pour matières recyclables, regards, réverbères, tuyaux, voûtes et autres choses semblables, d’utilité ou d’ornementation, mis en place par la ville à ses fins.

Pour un travailleur de la ville, faire l’inventaire signifierait sillonner tous les arrondissements pour noter la présence et l’état de chaque objet public.

Données d’inventaire 3D de Jakarto

Or le casse-tête ne s’arrête pas là. L’approche de développement durable entamée par les arrondissements de Montréal, qui favorise la réparation et la restauration du mobilier plutôt que son remplacement, ajoute un niveau de complexité à la tâche.  

L’inventaire qualitatif du mobilier urbain vise en priorité à réutiliser ou à réparer les éléments, permettant ainsi à l’arrondissement de faire des économies.

Les images de bornes fontaines générées automatiquement à partir des données de Jakarto.

Par ailleurs, comme la priorité est donnée aux endroits à « problèmes », là où se trouvent des nids de poule, des inondations, etc., les employés des villes consacrent moins de temps à vérifier l’état du mobilier urbain « régulier ». Il en résulte une base d’inventaire incomplète, désuète et ne correspondant pas toujours à la réalité.

L’entreprise Jakarto a fait appel au CRIM pour créer un système qui rendra le processus d’inventaire et de repérage du matériel urbain plus efficace.

Données d’inventaire 3D de Jakarto

Des algorithmes performants de détection de mobilier urbain

Le CRIM a développé des algorithmes performants de détection de mobilier urbain, basés sur la combinaison des données que Jakarto recueille, soit des nuages de points 3D et des images de haute résolution. Ces données sont positionnées à la surface de la Terre grâce à un système de géolocalisation de pointe. Cette solution, qui sera intégrée à la plateforme Jakarto au courant de l’année, permet de bâtir des cartes détaillées de villes et de pouvoir y localiser certains objets avec un grand degré de précision.  

Le CRIM nous a permis de prendre conscience des défis autour de la précision des données et la nécessité de coupler correctement l’imagerie et les nuages de points pour localiser certains types d’objets du mobilier urbain.

– Loïc Messal, directeur scientifique, Jakarto

L’expertise du CRIM est venue valider qu’il existe des modèles de forme de mobilier urbain facilitant la collecte de données dans les endroits isolés. L’innovation permet aux travailleurs de la ville de gagner un temps précieux car ils n’ont plus à faire de longs déplacements ou à attendre la fonte des neiges pour poursuivre l’inventaire. Ils peuvent désormais se concentrer sur l’analyse de l’inventaire plutôt que sa collecte. Les effets se font déjà sentir sur toute la chaîne d’activités, du travail de maintenance à l’aménagement urbain.

Depuis, de nombreuses villes du Québec font la demande de numérisation détaillée de carte 3D sur la plateforme Jakarto : la MRC Vaudreuil-Soulanges avec ses 2 000 km de réseau routier, ainsi que la Ville de Pointe-Claire pour la numérisation 3D géoréférencé des 200 km du réseau routier.

Le CRIM se joint au comité Espace 4.0 qui se penchera sur la commercialisation des données spatiales

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